Sébastien Loeb a-t-il déjà perdu le Rallye Monte-Carlo ?

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Sébastien Loeb a-t-il déjà perdu le Rallye Monte-Carlo ?

Pour sa première sortie au volant de la Hyundai i20, l’Alsacien est relégué à près d’une minute du leader, Ott Tänak (Toyota).

Il est l’attraction de cette 87e édition du rallye Monte-Carlo. Mais aussi son plus grand point d’interrogation. Pour sa première participation au championnat du monde WRC au volant d’une Hyundai, Sébastien Loeb a connu une première soirée difficile. Après 41 kilomètres chronométrés, il figure au 8e rang au classement général, à 55.2s du leader provisoire, Ott Tänak (Toyota). Loin aussi derrière son rival « historique », Sébastien Ogier, actuellement 2e au volant de sa Citroën C3 WRC.

Toujours accompagné par le fidèle Daniel Elena, Alsacien a notamment concédé 44 secondes dans le deuxième spéciale, remportée par son équipier Thierry Neuville… C’est beaucoup en 20 kilomètres à peine. « Les voitures qui me précédaient ont envoyé pas mal de neige sur la route, ce qui a rendu la lecture des conditions assez difficiles », réagissait l’Alsacien après le premier pointage. Plus loin, le nonuple champion du monde a pointé une erreur stratégique : « Nous n’avions pas un bon choix de pneus avec notre mixité entre clous et neige ».

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Mais à 280 kilomètres de l’arrivée, jugée dimanche à Monaco, faut-il déjà enterrer les espoirs de victoire de Sébastien Loeb ?

Les raisons d’être optimiste

Parce que Sébastien Loeb est Sébastien Loeb. Le nonuple champion du monde n’a pas perdu sa pointe de vitesse, comme il l’a montré l’an dernier, en remportant, à 44 ans, le Rallye d’Espagne en triomphant de rivaux de la génération suivante. Sa bonne forme au récent Dakar est également un signe positif. En signant, à la surprise générale, pour Hyundai Motorsport, le rallyman alsacien prouve qu’il n’a rien perdu de sa motivation. Et son expérience sur ces routes alpestres, hivernales et sournoises est immense. Rappelons qu’il l’a emporté pour la première fois ici en 2003.

Parce que la Hyundai est compétitive. Malgré un choix pneumatique hasardeux, son équipier Thierry Neuville (le Belge a opté pour des pneus sans clous pour deux spéciales partiellement enneigées) figure au 3e rang au scratch, à 14 secondes du leader, l’Estonien Ott Tänak (Toyota). La voiture coréenne est donc dans le coup. L’i20 est au moins l’égale des Citroën, qui ont connu une première journée rassurante (Ogier 2e à 9s, Lappi 4e à 45s).

Parce qu’il a commis une erreur stratégique. Comme Thierry Neuville, Sébastien Loeb a tenté un coup de poker jeudi soir. En plus de ses quatre pneus cloutés, l’Alsacien n’a emporté dans son coffre qu’un seul « gommard » supplémentaire, afin de gagner une dizaine de kilos. Or, le choix d’un Michelin « neige » et non « super-tendre » comme la plupart de ses adversaires n’était pas le bon. A conditions égales, il peut sans doute se rapprocher du rythme des meilleurs et remporter des spéciales. D’autant qu’il a économisé un train de super-tendres, qu’il pourra utiliser plus tard dans l’épreuve.

Parce que le Monte-Carlo est une course d’endurance. La classique hivernale ne se joue pas le premier soir. Avec un taux d’abandon moyen proche de 50 %, cette manche du championnat du monde figure parmi les plus meurtrières (mécaniquement parlant, heureusement). En 1991, François Delecour avait perdu le rallye à quelques kilomètres de l’arrivée, dans la nuit du Turini. En 2000, un coup de froid nocturne avait empêché les trois Peugeot « usine » de démarrer. Il reste 280 kilomètres chronométrés et le champ des possibles demeure ouvert.

Les raisons d’être pessimiste

Parce qu’il connaît mal sa voiture. Le nonuple champion du monde n’a testé sa monture que pendant une journée et demi avant le départ de cette édition. Difficile, dès lors, de cerner la limite de l’i20 et d’explorer le spectre de ses réglages. Dans des conditions météo changeantes et sur des routes techniques, la confiance est une nécessité absolue. On voit mal comment elle pourrait s’établir en 48 heures.

Parce que Ott Tänak survole ses adversaires. Très en verve ce jeudi soir, l’Estonien semble parti pour dominer cette édition. La « perf » de son équipier, Kris Meeke, 2e a 5 secondes de son leader dans l’ES1 prouve que la Yaris est sans doute la meilleure WRC du moment. Ajoutez à cela le calme du pilote Toyota, capable d’effectuer un demi tête à queue dans l’ES2 et de déclarer : « C’était une spéciale sans problème pour nous, pas d’inquiétude ».

Parce que 55 secondes, c’est beaucoup. Perdre une minute, c’est facile. La reprendre, c’est un autre défi. Il est ainsi difficile d’imaginer Thierry Neuville (Hyundai) et Sébastien Ogier (Citroën) « exploser » au point de perdre une minute à la régulière. Sébastien Loeb devra donc compter sur des défaillances, sorties de routes ou erreurs grossières de ses adversaires pour remonter dans le classement. Il est donc peu probable que le champion puisse ajouter un huitième succès au Monte-Carlo à son palmarès. Un podium, dimanche, à Monaco, serait déjà une belle victoire.

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Author: Andy David

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