Renault Clio 5 (2019) : elle change beaucoup plus qu’il n’y paraît (OFFICIEL)

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Renault Clio 5 (2019) : elle change beaucoup plus qu’il n’y paraît (OFFICIEL)

A quelques jours de sa rencontre avec le public du salon de Genève, la Renault Clio 5 révèle un style conservateur, à l’opposé de sa technologie novatrice.

Renault Clio 5 (2019) – Galvanisée par le succès, la Clio reconduit ses fondamentaux esthétiques, quitte à frôler le mimétisme avec la précédente. Cette cinquième génération mise davantage sur l’introspection pour faire sa révolution.

Depuis le lancement de la première Clio en 1990, la citadine a toujours constitué un modèle phare pour Renault. Mais la quatrième génération apparue en 2012 marqua un véritable tournant dans sa carrière. Son lancement engagea le renouveau stylistique initié par Laurens van den Acker, avantageux successeur de Patrick Le Quément à la tête du design. Un vent de fraîcheur qui, par la suite, sera précautionneusement administré à l’ensemble de la gamme, pour échafauder une identité de marque plus forte que jamais en cette fin de décennie.

Un style dans la continuité

Ce travail de longue haleine ne pouvait donc pas être balayé d’un revers de main par son instigateur, qui s’est interdit de repartir d’une feuille blanche. Cette Clio 5 se veut une importante mise à jour de sa prédécesseure, d’où l’indispensable temps d’accoutumance pour les distinguer. N’en déplaise aux mauvaises langues, aucun élément de carrosserie ne leur est commun.

La nouvelle venue s’apprécie dans le détail, notamment au travers de son regard, plus aiguisé. Il intègre, dès le premier niveau d’équipement, la signature lumineuse C-Shape qui caractérise les récents modèles du Losange, autour d’une calandre échancrée. De profil, la Clio 5 peaufine les attributs de celle qu’elle remplace, à l’image de l’élégant pli de carrosserie qui surligne les encadrements de portières, en partant de l’optique avant pour mourir au sommet du pilier C. L’endroit même où se tapisse la discrète poignée de porte arrière, en lieu et place de la quatrième vitre latérale de son aïeule. Elle est désormais remplacée par une pièce creusée qui dissimule le système d’ouverture.

La Clio 5 dans le détail

En bas de portière, l’ancienne protection latérale arc-boutée s’identifie à présent par une pliure de caisse, tout en intégrant un jonc chromé gravé du patronyme Clio. Pour conclure ce chapitre extérieur, la poupe ne se voit pas chamboulée. Elle gagne en élégance avec un hayon affleurant le bouclier, tandis que les feux accentuent leur relief. Si l’on peut critiquer la nouvelle Clio pour son apparent immobilisme, il en va tout autrement à bord.

Il semble que Renault ait tiré les leçons des critiques dont le quatrième opus avait fait l’objet. Ses excès de plastiques durs lui avaient particulièrement interdit toute soutenance de comparaison avec la Peugeot 208, lancée au même moment. Une mesquinerie qui, toutefois, ne l’a pas empêchée de caracoler en tête du marché français, sans discontinuer depuis sept ans.

Elle révolutionne sa vie à bord

Il y a quelques temps, Laurens van den Acker avait lui-même reconnu que le traitement des habitacles des Renault n’avait pas été la priorité ces dernières années, tout en promettant d’inverser la tendance, à l’avenir. Il semblerait, au vu des premiers clichés, que le néerlandais ait tenu parole. S’il est trop tôt pour juger de la rigueur de sa finition, force est de constater que la planche de bord de la nouvelle Clio 5 progresse en qualité perçue.

Pour y parvenir, elle multiplie les lignes horizontales, précieuses pour élargir l’habitacle visuellement, tout en dessinant une vague afin d’accentuer l’effet. A la manière des récentes productions Audi, la citadine tricolore recourt à de minces aérateurs barrant la quasi-totalité du poste de conduite, et cède à la tendance des touches piano, à la base de son nouvel écran multimédia.

Au top de la techno

Cette dalle tactile, positionnée au format portrait, s’impose comme la pierre angulaire du nouveau système d’info-divertissement « Smart Cockpit » qu’inaugure l’ex-Régie. Orientée vers le conducteur et légèrement courbée pour gagner en lisibilité, elle affiche une diagonale de 9,3”, la plus grande jamais vue chez Renault.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, cette Clio des temps modernes tourne définitivement le dos aux compteurs analogiques, en troquant ces derniers par un écran numérique, de 7 à 10” de diagonale, selon les finitions. Pour profiter des données de navigation, il faut cependant opter pour la version la plus large. Ainsi achalandée, la nouvelle « déesse » des villes s’enorgueillit des plus grands écrans de sa catégorie.

Le retour des plastiques moussés

Et pour définitivement clouer le bec à ses rivales, Renault opère un retour en arrière salvateur sur le choix des matériaux, en réintègrant les plastiques moussés de la regrettée Clio 3, disparus sur la 4. Cette attention bénéficie à la coiffe supérieure qui surplombe le bandeau central gainé et personnalisable.

Une harmonie dans laquelle s’intègre parfaitement la console centrale semblant en lévitation. Elle accueille un levier de vitesse raccourci qui profite à l’ergonomie, ainsi qu’un réceptacle à smartphone, source de recharge par induction. L’ensemble, niché au pied de la planche de bord, rappelle furieusement le principe retenu par l’actuelle Audi A1. Une indiscutable montée en gamme, renforcée par l’arrivée de sièges plus enveloppants et à l’assise rallongée, issus du segment supérieur.

Plus petite mais plus habitable

Technologiquement parlant, la Clio 5 fait une nouvelle fois taire les esprits chagrins, puisqu’elle étrenne une toute nouvelle plate-forme baptisée CMF-B, promise à l’hybridation dès l’an prochain. Contre toute attente, sa longueur totale s’en trouve amputée de 14 mm (4,05 m), mais gagne sept précieux centimètres en largeur (1,79 m), quand la hauteur perd jusqu’à 3 cm (1,44 m) au profit de l’aérodynamisme.

Pour autant, l’optimisation de l’espace à bord a permis un accroissement significatif du volume de coffre, qui s’établit à 391 l contre seulement 300 l auparavant. Côté motorisations, il faudra patienter jusqu’au salon de Genève (début mars) pour prendre connaissance du panel retenu. Jusqu’à présent, une rumeur insistante évoquait l’abandon d’une future déclinaison RS. Mais l’introduction d’une inédite finition RS Line, en remplacement de la griffe GT Line, fait renaître l’espoir. Il serait dommage que la Clio se mette définitivement à dos ceux qui ne lui pardonneront pas son conservatisme stylistique.

Lancée mi-2019, la nouvelle Renault Clio 5 devrait s’échanger au minimum contre 15 500 €. Quant à sa variante hybride, elle promet un tarif équivalent à celui d’une citadine diesel.

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Author: Julien Jodry

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