Rallye Monte-Carlo 2019 : le parcours, les cartes, les horaires

La 87e édition se dispute de jeudi à dimanche dans les Alpes du sud. Découvrez l’itinéraire et les cartes détaillées des spéciales.

Mise à jour le 23/01/2019 à 20h57 – RALLYE MONTE-CARLO 2019 – Plus court, moins tradi, le parcours du Rallye Monte-Carlo 2019 ne manquera de pièges. Au revoir Thoard-Sisteron, adieu « les Tourniquets ». Les 87 équipages engagés pour cette… 87e édition de la classique hivernale découvrent un itinéraire inédit à 40 %. Verglas, pierres, obscurité… Les ennemis traditionnels des rallymen seront bien de la partie, d’autant que les conditions météo s’annoncent difficiles.

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L’itinéraire s’ouvre jeudi soir avec deux spéciales situées près de Gap, cité qui fait office de centre névralgique de l’épreuve depuis 2014. La ville d’origine de Sébastien Ogier accueille d’ailleurs le départ officiel. Les équipages n’auront donc pas à effectuer la longue liaison menant du casino de Monaco au premier secteur chronométré. Celui-ci se dispute tout près du lac de Serre-Ponçon (ES1 – « La Bréole – Selonnet »), avant de rejoindre, un peu plus tard dans la soirée, les hauteurs dominant Gap (ES2 – Avançon – Notre-Dame-du-Laus). Les équipages rejoignent la ville en fin de soirée.

Les organisateurs de l’ACM ont également décidé d’innover en composant le menu de vendredi, composé de deux boucles autour de la ville natale de Chantal Lauby (maintenant vous savez). La première (ES3 et 6 – Valdrôme – Sigottier) emmène les WRC aux confins du Diois. La seconde (ES4 et 7 – Roussieux – Laborel) reprend partiellement un tronçon déjà utilisé l’an dernier au cœur des Baronnies provençales. Le tryptique se conclut par le tracé Curbans-Piégut. Celui-ci avait déjà été (partiellement) emprunté à l’époque des Mäkinen, Sainz, Gronholm, Bruns et McRae.

Samedi, en revanche, on retrouve des « classiques », avec le combo Devoluy-Ecrins, décisif l’an dernier aux petites heures du jour. La première spéciale (ES 9 et 11 – Agnières-en-Dévoluy – Corps) est une longue descente redoutable lorsqu’elle est enneigée. Rapide et technique, la seconde épreuve peut également réserver des surprises (Saint-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie Neuve). La journée se conclut de bonne heure afin de rejoindre la Principauté et sa cohorte de yachts.

La dernière matinée est consacrée aux Alpes-Maritimes avec, notamment, deux passages au mythique et convivial col de Turini, ainsi que la power stage rémunératrice entre La Cabanette et le Col de Braus. Une dernière liaison conduira les concurrents vers le Rocher de Monaco où ils seront (peut-être) salués par Son Altesse Sérénissime, Albert II.

Au total, les WRC n’auront que 323 kilomètres chronométrés à affronter, contre 388 l’an dernier.

Programme et itinéraire du Rallye Monte Carlo 2019

Lundi 21 janvier :

12h00 – 18h00 – Reconnaissances

Mardi 22 janvier :

08h00 – 19h00 – Reconnaissances

Mercredi 23 janvier :

08h00 – 19h00 – Reconnaissances

Jeudi 24 janvier :

  • 10h00 – shakedown (3,35 km) – carte en pdf
  • 18h50 – Départ officiel / Gap
  • 19h38 – ES1 – « La Bréole – Selonnet » (20,76 km) – carte en pdf
  • 20h41 – ES2 – « Avançon – Notre-Dame-du-Laus » (20,59 km) – carte en pdf
  • 21h41 – Assistance « Gap »
  • 22h29 – Arrivée Etape 1 « Gap »

Vendredi 25 janvier :

  • 07h30 – Départ Etape 2 « Gap-Gap » et Assistance
  • 09h11 – ES3 – « Valdrôme – Sigottier 1 » (20,04 km) – carte en pdf
  • 10h14 – ES4 – « Roussieux – Laborel 1 » (24,05 km) – carte en pdf
  • 11h34 – ES5 – « Curbans – Piégurt 1 » (18,47 km) – carte en pdf
  • 12h27 – Assistance « Gap »
  • 14h23 – ES6 – « Valdrôme – Sigottier 2 » (20,04 km) – carte en pdf
  • 15h26 – ES7 – « Roussieux – Laborel 2 » (24,05 km) – carte en pdf
  • 16h49 – ES8 – « Curbans – Piégurt 2 » (18,47 km) – carte en pdf
  • 17h44 – Assistance « Gap »
  • 18h32 – Arrivée Etape 2 « Gap »

Samedi 26 janvier :

  • 07h37 – Départ Etape 3 « Gap – Monaco » et Assistance
  • 08h48 – ES9 – « Agnières-en-Dévoluy – Corps 1 » (29,82 km) – carte en pdf
  • 10h06 – ES10 – « Saint-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie Neuve 1 » (16,87 km) – carte en pdf
  • 11h21 – Assistance « Gap »
  • 12h47 – ES11 – « Agnières-en-Dévoluy – Corps 2 » (29,82 km) – carte en pdf
  • 14h08 – ES12 – « Saint-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie Neuve 2 » (16,87 km) – carte en pdf
  • 15h18 – Assistance « Gap »
  • 20h06 – Arrivée Etape 3 « Monaco »

Dimanche 27 janvier :

  • 06h22 – Départ Etape 4 « Monaco – Monaco » et changement de pneus
  • 08h20 – ES13 – « La Bollène-Vésubie – Peïra Cava 1 » (18,41 km) – carte en pdf
  • 09h08 – ES14 – « La Cabanette – Col de Braus 1 » (13,58 km) – carte en pdf
  • 10h55 – ES15 – « La Bollène-Vésubie – Peïra Cava 2 » (18,41 km) – carte en pdf
  • 12h18 – ES16 – « La Cabanette – Col de Braus 2 » (13,58 km) – carte en pdf
  • 13h58 – Arrivée du Rallye « Monaco »

ES1

  • La Bréole – Selonnet (20,76 km)
  • Départ première voiture : jeudi à 19h38

ES1 – La carte en pdf

L’apéro des pilotes est des plus sérieux. Une spéciale, inédite et nocturne, ouvre cette 87e édition. Et si ce n’est pas du brutal, c’est du rapide. La chaussée s’élève depuis La Bréole par une série de courbes peu marquées entre les arbres, afin de franchir les cols de Charamel (1242m) et des Fillys (1322m). La route est plutôt large, selon les critères habituels du Monte Carl’. Une longue descente rapide dans les champs ramène les duos vers Selonnet : lignes brisées, paysages ouverts, poteaux télégraphiques et rupteur déclenché composent cette section. 800 mètres avant le bourg, une chicane « spectacle » a été mise en place à destination des spectateurs. La spéciale emprunte ensuite sur 5 kilomètres une portion de « Selonnet-Bréziers » disputée en 2014. Cette fois, la chaussée est toujours rectiligne, mais plus étroite, plus dégradée et plus forestière. Sur la D900C, on retrouve davantage de courbes et de ravins. Un paysage plus caractéristique de l’épreuve d’ouverture du championnat du monde en somme.

ES2

  • Avançon – Notre-Dame-du-Laus
  • Départ première voiture : jeudi à 20h41

ES2 – La carte en PDF

Facile d’accès pour les spectateurs (on attend les zones proches de La Bâtie-Neuve en quelques minutes depuis Gap), cette ES inédite démarre par une série de courbes très rapides et techniques, grimpant en direction du Col du Tourrond (1048m). Bien orientée, largement dégagée, la route pourrait mettre en avant les qualités de « pistards » des pilotes. En vue de Jarjayes, le rythme se modifie. Il n’est plus question de courbes, mais plutôt de sections rapides coupées par des épingles en forêt. La montée du col, puis sa redescente s’annonce piégeuse : étroite et technique, la route se tord entre les pins. Puis à nouveau, la vue se dégage en vue du Sanctuaire de Notre-Dame-du-Laus (dites « Lô »). Le saviez-vous ? Celui-ci réputé pour ses apparitions de la Vierge Marie. Jeudi soir, on devrait plus surement y croiser Sébastien Loeb ou Sébastien Ogier. On traverse la localité avant de rejoindre l’ample vallée. Il sera alors temps de dire bonne nuit aux équipages.

ES 3 et 6

  • Valdrôme – Sigottier (20,04 km)
  • Départ première voiture : vendredi 09h11 et 14h23

ES3 et 6 – La carte en PDF

Valdrôme et Sigottier pourrait être le nom d’un duo comique. Mais les équipages du 87e rallye Monte-Carlo risquent de ne pas rire longtemps face à cette spéciale de 20 kilomètres. Comme son nom l’indique, l’épreuve débute le long de la Drôme, qui n’est, aux confins du Diois, qu’un modeste ruisseau caché entre deux rangées d’arbres. La chaussée, passablement dégradée, s’élève au-dessus du ravin en de longues courbes rapides, en direction de La Bâtie-des-Fonds, hameau aux pierres lourdes et aux tuiles romaines. Le rythme décroît avec la multiplication de virages lents dans un décor de pins. La « frontière » entre le département de la Drôme et celui des Hautes-Alpes est franchie au Col de Carabes (1261m). La descente, technique, est sujette à des changements d’adhérence en raison de l’orientation à l’ouest du versant et de la végétation omniprésente. On retrouve la civilisation au lieu dit le Château (pas de château, mais un lavoir), puis en coupant entre les façades de La Piarre. La large vallée dominée par les falaises calcaires permet ensuite de taquiner les 180 km/h, avant une section rapide, mais technique menant à Sigottier. A l’approche de la commune, les parois rocheuses se rapprochent. La dernière partie de la spéciale, sinueuse, s’effectue au creux d’un époustouflant « canyon ».

ES 4 et 7

  • Roussieux – Laborel (24,05 km)
  • Départ première voiture : vendredi 10h14 et 15h26

ES4 et 7 – La carte en PDF

La spéciale drômoise est désormais décalée. La cabane de départ a été avancée de 5 kilomètres environ, afin de favoriser l’accès des spectateurs. Elle commence donc par une ascension entrecoupée de lacets avant d’atteindre le hameau de Bardin, où le chrono était lancé l’an dernier. Le tronçon suivant, encadré de champs et de prairies, est très roulant et se négocie sur un revêtement très abrasif. Après la traversée de Chauvac, les sommets coniques annoncent une route plus rythmée, constellée de longues courbes en fond de vallon. La chaussée est très dégradée autour du col du Reychasset, qui précède la descente vers les façades de pierre et le carrefour de Villebois-les-Pins. Logiquement, on y trouve beaucoup de végétation résineuse. Un autre col, marqué par une série de lacets peu prononcés, permet de rejoindre la localité de Laborel.

ES 5 et 8

  • Curbans – Piégurt (18,47 km)
  • Départ première voiture : vendredi 11h34 et 16h49

ES 5 et 8 – La carte en PDF

Au temps des Mitsubishi Lancer, Subaru Impreza et autre Peugeot 206 WRC, ce tronçon était parcouru dans l’autre sens et se terminait à Urtis. Facile d’accès pour le spectateurs, le départ est donné à la sortie de Curbans. Tout de suite, les voitures filent sur une route très étroite longeant le ravin des Plaines (ce qui ne correspond que très moyennement au relief réel). La route est parsemée de cailloux déposés par la paroi qui se tient à gauche de la chaussée. Arrivent ensuite une série de lacets à flanc de montagne, surplombés par des résineux chetifs. Le village d’Urtis annonce une section difficile. Située à l’ubac, elle réserve givre et verglas. L’horizon se dégage après le hameau des Marmets avant de retrouver une section rythmée à l’approche de Venterol. Nous sommes toujours à l’ubac… Le lent et le rapide alternent, tandis que Piégut se signale par ses maisons à flanc de colline et un immense poteau électrique. Le village annonce surtout une lente descente en lacets, elle-aussi située à l’ubac. Pour certains, l’arrivée devrait être un soulagement…

ES 9 et 11

  • Agnières-en-Dévoluy – Corps 1 (29,82 km) 
  • Départ première voiture : samedi 08h48 et 12h47

ES 9 et 11 – La carte en PDF

En 2017, elle avait piégé Sebastien Ogier. En 2018, elle lui avait permis de mettre une claque à ses adversaires, dans l’atmosphère céruléenne du petit jour. La spéciale dominée par l’Obiou est en train de devenir l’un des nouveaux « classiques » du Monte Carlo. La route débute par une longue descente, rythmée, bordée par la végétation. Peu avant la localité de Saint-Disdier (avec un « s »), la route est découpée par une vicieuse série de lacets à la déclivité impressionnante. Suit une section très rapide, enserrée par d’impressionnantes parois rocheuses : à ce point précis, les concurrents pénètrent dans le département de l’Isère. Suit un carrefour. Les concurrents tombent ensuite sur une foret de conifères, située en plein ubac et une chaussée pleine de gravillons… La route se fait très tortueuse. Attention, piège ! Le passage d’un pont aux amples arches de béton annonce le retour à la civilisation. Changement de décor en quelques mètres : place à une large vallée agricole très plate et à une immense ligne droite en direction du lieu-dit Les Moras. Une fois l’unique rue très étroite franchie, les concurrents plongent à nouveau dans une section sinueuse pour rejoindre le barrage du Sautet et son impressionnante usine électrique art-déco. La dernière partie de la spéciale se négocie par une route ample et abrasive, longeant les eaux azur.

ES 10 et 12

  • Saint-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie-Neuve (16,87 km)
  • Départ première voiture : samedi 10h06 et 14h08
  • Record : T. Neuville / N. Gilsoul – Hyundai i20 WRC (ES/SS 12 – 2018) – 10’48.6

ES 10 et 12 – La carte en PDF

Pour la quatrième fois, le Monte Carlo emprunte cette route. Le compte à rebours est prononcé dans la commune de Saint-Léger-les-Mélèzes. Les concurrents doivent d’ailleurs effectuer un tour complet de rond-point pour « amuser » les spectateurs ! A la sortie de la localité, la foret de feuillus laisse sa place à de vastes étendues rectilignes et peuplées de moutons (on espère quand même qu’ils sont à l’abri en cette saison) jusqu’à la station de ski d’Ancelle. Sa traversée annonce la transformation du paysage. La chaussée se dégrade, les tournants sournois se multiplient au milieu des mélèzes (nous y voilà…), en direction du Col de Moissière (1 574 m). Après avoir dépassé quelques bergeries les concurrents abordent la descente. La route très dégradée quitte les estives pour entrer dans une zone tourmentée et encadrée de résineux : celle-ci n’est pas déneigée de tout l’hiver. La route s’élargit enfin et l’ES se conclut par une série d’épingles, amenant vers un petit village au nom savoureux : Saint-Pancrace-les-Césaris.

ES 13 et 15

  • La Bollène-Vésubie – Peïra Cava (18,41 km)
  • Départ première voiture : dimanche 08h20 et 10h55
  • Record : T. Neuville / N. Gilsoul – Hyundai i20 WRC (ES/SS 16 – 2018) – 13’07.8’’

ES 13 et 15 – La carte en PDF

Comme l’an dernier, la mythique spéciale du Turini démarre… devant la mairie de La Bollène. Autrefois nocturne, ce morceau de bravoure se savoure désormais le dimanche matin. Lente et technique, la montée s’effectue par de nombreux lacets. A droite, des arbres ou une face rocheuse, à gauche, le ravin protégé par un parapet. Avec l’altitude – on passe de 499 à 1624 mètres en 14 kilomètres – le froid peut jouer un rôle de plus en plus critique en semant verglas et neige à l’approche du col et de son célèbre Hôtel des Trois Vallées, toit de cette édition. Dans les années 1960 à 90, c’étaient les spectateurs qui taquinaient les pilotes en jetant de la neige sur la route… Pour la quatrième année consécutive, les équipages n’obliquent plus vers la gauche (et l’effrayante descente vers Moulinet), mais vers la droite, en direction de la station de sport d’hiver de Peïra Cava. Les « S » rapides, dominés par les sapins, se succèdent alors, sur une route plus large, en légère descente et bien entretenue. On regrettera seulement que cette ES ne soit pas la « power stage » offrant des points au championnat du monde.

ES 14 et 16

  • La Cabanette – Col de Braus (13,58 km)
  • Départ première voiture : dimanche 09h08 et 12h18
  • Record : K. Meeke / P. Nagle – Citroën C3 WRC (ES/SS 17 – 2018) – 10’06.7’’

ES14 et 16 – La carte en PDF

Un grand rôle pour une petite maison de pierre. Le point de départ de la dernière spéciale du Monte Carlo (et Power Stage attribuant des points au championnat du monde) est donné devant la Baisse de la Cabanette. A l’issue d’une courte section forestière, les concurrents dégringolent ensuite de près de 400 mètres en une impressionnante série de lacets à découvert (et orientés au sud) vers Lucéram, haut lieu traditionnel de la classique hivernale. Route sèche en vue si le ciel est dégagé. Mais au lieu de descendre jusqu’au village médiéval, les WRC empruntent le col de Braus en direction de Sospel. La remontée s’effectue par une route étroite, très dégradée et jonchée de cailloux. Cette section à flanc de montagne et rapide s’effectue dans un étrange paysage de pins isolés. Les derniers kilomètres du rallye redescendent par un chemin très tourmenté et un paysage à la végétation de plus en plus rare. L’appel du sud… Monaco est (presque) en vue.

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Author: Andy David

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