Pneu hiver : tout savoir sur les pneus hiver et les pneus neige (loi, prix, test, occasion)

Paradmin

Pneu hiver : tout savoir sur les pneus hiver et les pneus neige (loi, prix, test, occasion)

PNEU HIVER – Les vacances d’hiver approchant, Auto-Moto vous dit tout sur le pneu hiver et son utilisation.

PNEU HIVER – Le thermomètre baisse, la chaussée blanchit… Il est peut être temps de vous renseigner sur les pneus qui vous préserveront des dangers de la saison froide : neige, verglas, pluie. Mais avant de vous équiper, il faut vous poser les bonnes questions. auto-moto.com répond à toutes les interrogations qui se posent sur les pneus hiver. Quelle différence entre pneu neige et pneu hiver ? Peut-on rouler avec des pneus hiver en été ? Que dit la loi à propos de ces pneumatiques ? Dans quels pays sont-ils obligatoires ? Sur quelles jantes faut-il les monter ? Quelle est la bonne taille ? Combien coûte un train de pneus hiver ? Découvrez ci-dessous tout ce qu’il faut savoir dans ce dossier.

Pneu hiver : doit-on l’appeler pneu hiver ou pneu neige ?

Concernant les pneus commercialisés en Europe, des pneus ont été développés pour des usages spécifiques et sont identifiés par des marquages propres à chacun de ces usages. En effet :

  • Le pneu marqué « M+S », cloutable ou non, est dédié à la “neige”.
  • Le pneu marqué « M+S » accompagné du logo « 3PMSF (1) » est un pneu « severe snow » (2).
  • Le pneu « ICE » ou « hiver nordique » est particulièrement adapté à la glace et la neige tassée.
  • Enfin le pneu clouté est réservé à la glace.

Pour être homologué « pneu hiver », le pneumatique doit atteindre un niveau minimal de performance défini par la réglementation. Les manufacturiers préfèrent utiliser la notion de pneus hiver.

Un pneu hiver est un pneu dont les sculptures, les formulations de la bande de roulement ou la structure interne sont essentiellement conçus pour obtenir dans les conditions hivernales des performances supérieures à celles d’un pneu « normal » (été). Les Manufacturiers militent pour un pneu marqué « M+S » accompagné du logo « 3PMSF ». En effet, le marquage « M+S » est uniquement basé sur une simple déclaration, il n’y a pas de test de validation. Précisons que le marquage 3PMSF fait l’objet d’une homologation sur base de tests. Nous appelons donc ces pneus adaptés à la saison (3PMSF)  « pneu hiver » car l’hiver commence dès que la température descend sous 7°C et ne résume pas seulement à la présence de neige. Dans ces conditions, un pneu hiver offrira plus de sécurité grâce à des performances adaptées. D’ailleurs, 92% des accidents en hiver surviennent sur sols secs (57%) ou mouillés (35%) par temps froid. (Source VUFO)

Pneu hiver : peut-on rouler avec des pneus hiver en été ?

Tous les pneus mis sur le marché sont homologués selon les exigences des règlements (UNECE n°30 et 54), qui garantissent la sécurité minimale d’usage de ces produits, quelle que soit la période d’utilisation. Mais pour des performances optimales, les manufacturiers recommandent le pneu adapté à la saison. La différence de freinage de 50 km/h à l’arrêt, en été, sur une route sèche, un pneu été freine 1.5 m plus court (3). De 80 km/h à l’arrêt, en été, sur une route mouillée, un pneu été freine 4 m plus court (3). La résistance au roulement d’un pneu hiver est plus importante que celle d’un pneu été pour une même dimension, c’est donc plus de carburant consommé et plus d’émissions de CO2. Enfin, le pneu été est plus silencieux qu’un pneu hiver.

Pneu hiver : quelle est la législation en cours ?

Elle diffère suivant les pays européens. Certains pays ont déjà une réglementation sur l’usage des pneus hiver (l’Allemagne par exemple) mais la politique actuelle de sécurité routière en France ne prend pas en compte les conditions hivernales.

Pneus hiver : sont-ils obligatoires à l’étranger ?

Certains pays ont en effet rendu les pneus hiver obligatoires, soit sur une période donnée (Autriche, Suède, Finlande, Norvège, Estonies, Lettonie, Lituanie, Slovénie, Bosnie Herzegovine, Roumanie, Serbie, Turquie), soit en fonction des conditions climatiques et de roulage (Allemagne, Suisse, Italie, Danemark, République Tchèque, Slovaquie, Croatie, Kosovo).

Pneus hiver : sur quelles jantes les monter ?

Il n’existe aucun modèle universel … bien au contraire ! A chaque modèle de voiture correspond une roue bien spécifique, qui se caractérise par différents points : diamètre, largeur, perçage (nombre de trous et entraxe entre ceux-ci), alésage central, voire forme du voile pour permettre le passage ou non des étriers de freins. Ainsi, il est quasi impossible de monter les roues d’une voiture sur une autre, sauf à prendre certaines libertés avec la mécanique : des roues de déport inadapté fatiguent par exemple davantage les roulements de roues, et modifient la largeur des voies de l’auto. A l’heure où le contrôle de stabilité se généralise sur les voitures les calculateurs n’apprécient en général que peu ce genre d’approximations. Il n’y a donc aucune tolérance acceptable en la matière.

Si l’on ne parle que des roues en tôle, il existe quelques grands fabricants dans le monde qui, s’ils ne couvrent pas 100% du marché, permettent d’équiper l’immense majorité du parc roulant européen. Pour les roues en alliage, les choses sont un peu différentes. Il est vivement recommandé de choisir des roues qui, même si elles ne sont pas « conformes esthétiquement » à l’origine, présentent un niveau de qualité suffisant, et sont issues de fabricants sérieux. Il existe en effet différentes qualités qui ne se valent pas toutes, loin s’en faut. Tant que ce n’est qu’un problème de finition passe encore, mais des roues de mauvaise qualité peuvent casser même sans subir de choc, avec les conséquences que l’on imagine.

Les impératifs économiques imposent à la plupart des fabricants de roues en alliage d’avoir une offre assez standardisée … notamment en termes de largeurs et déports. Ainsi, contrairement à une roue tôle, une roue en alliage peut équiper différents véhicules, l’ajustement sur le véhicule se faisant par l’intermédiaire de bagues de centrage, qui ont un rôle « passif » de simplement rattraper l’écart d’alésage central entre la fonderie de la roue et le moyeu de la voiture. Ce type de montage est tout à fait satisfaisant d’un point de vue technique. A noter que les roues en alliage sont en général fournies avec le kit de boulonnerie adéquat … mais pour cela seul un vrai spécialiste des trains roulants doit donner les informations techniques.

Dernier point à noter, la généralisation des capteurs et indicateurs de pression rend l’investissement dans 4 roues complètes un peu plus onéreux (environ 200 € pour les 4 capteurs). Sans ces capteurs la voiture va rouler normalement mais avec un voyant d’alerte au tableau de bord, gênant à la longue.

Pneus hiver : peut-on monter une taille différente à celle des pneus été ?

On peut modifier pas mal de choses tout en respectant certains critères, à savoir : circonférence de roulement, indice de charge et bien sûr que l’espace pour les disques de frein et les étriers soit respecté. Exemple : on ne peut pas remplacer un 225/50 R 17 par un 205/55 R 16. On peut encore passer au niveau de l’indice de charge (le 225/50 R 17 est en standard en 94 et le 205/55 R 16 est, en version renforcée, lui aussi en 94). En revanche, ça ne peut pas se faire si, d’origine, le 225/50 R 17 est en indice de charge 98. Mais la circonférence de roulement du 225/50 R 17 est de 2007 mm, celle du 205/55 R 16 de 1928 mm. Ce dernier tire donc bien trop court.

Pour éviter toute erreur, deux sources d’informations sont valables : l’homologation constructeur et le TNPF, qui officie notamment pour légiférer pour tout ce qui concerne le pneu justement (ses travaux servent notamment pour les acceptations au niveau du contrôle technique). Seul problème, le site est pertinent pour les transformations « ascendantes », visant à augmenter le diamètre ou la largeur d’un pneu mais pas dans le sens « descendant », qui nous intéresse ici. Son usage est donc à réserver là aussi aux vrais professionnels du pneu.

Intrinsèquement, un pneu plus étroit est plus efficace sur la neige et la glace. Sauf que ces conditions de roulage ne représentent jamais plus de 2 à 3% de ce qu’un conducteur lambda est susceptible de rencontrer ! Ce qui veut dire que dans 97 à 98% des cas on va dégrader le comportement routier. Un choix bien plus économique (un 16” est en général moins cher qu’un 17” ou 18”) que technique.

En synthèse, il est tout à fait possible et légal de modifier la dimension de son véhicule pour une monte hivernale, en respectant certaines règles essentielles. Ce genre de modification ne s’improvise pas, et nécessite le recours aux conseils d’un spécialiste, pour être sûr de ne pas commettre d’impair. On peut augmenter un indice de vitesse par rapport aux montes d’origine mais, en aucun cas, le diminuer.

Pneu hiver : quelle est la dimension de pneu été la plus courante en France et quel est le marché ?

La première dimension du marché est maintenant le 205/55 R 16 91V. La part du pneu hiver représente 15 % du marché total du pneu, soit environ 6  millions de pneus.

Pneus hiver prix : combien coûtent quatre pneus hiver pour une voiture très diffusée (Peugeot 308) équipée de la monte la plus courante (205/55 R 16 91V) ?

Comptez en moyenne 100 €/pneu hors montage et équilibrage et sans jantes.

Pneu hiver : quels conseils en cas d’achat d’occasion ?

Les risques concernant la sécurité lors de l’achat de pneus d’occasion ne sont pas négligeables.

Vous devez avant tout respecter légalement les règles qui s’appliquent à tous les véhicules :

– Le choix du pneu doit être conforme à la législation et aux équipements préconisés par le constructeur du véhicule ou le manufacturier ou par un organisme officiel (dimension, indices de charges et de vitesse, structure, etc…)
– Il est soit obligatoire, soit fortement conseillé, d’utiliser deux pneumatiques de même type sur un même essieu. Au sens du règlement, on entend par « type de pneumatique » les pneumatiques ne présentant pas entre eux de différences essentielles, ces différences pouvant porter, notamment, sur les points suivants :
– le fabricant
– la désignation de la dimension du pneumatique
– la catégorie d’utilisation (routier, ou neige, ou à usage temporaire)
– la structure (diagonale, ceinture croisée, radiale)
– le symbole de la catégorie de vitesse
– l’indice de capacité de charge
– la section transversale du pneumatique

Pneu Michelin

Sur un même essieu, il est recommandé de monter des pneus d’usure comparable. Le code de la route en France précise (article 9.3) : la différence entre les profondeurs des rainures principales de deux pneumatiques montés sur un même essieu ne doit pas dépasser 5 mm.

Le contrôle de l’usure doit être effectué en plusieurs points répartis sur la circonférence du pneu. Ce contrôle peut être effectué à l’aide d’une jauge de profondeur ou par l’observation des témoins d’usures de la bande de roulement (repérés sur l’épaule du pneu par un symbole). Si la limite d’usure légale (1.6 mm) est atteinte, le pneu ne peut être légalement utilisé.

Il faut se méfier d’un pneu usagé dont on ignore l’historique. En tout état de cause, il doit être vérifié par un professionnel du pneu avant montage pour détecter des dommages internes (fissures à l’intérieur du pneu, boursouflures, craquelures, déformations…) ou des phénomènes d’usures anormales.

Montage des pneus les moins usés à l’arrière. Ce conseil est valable pour les véhicules traction ou propulsion ayant des montes avant et arrière identiques.

Enfin, si le pneu apparaît en bon état, il faut contrôler son âge. Les pneus sont composés de différentes sortes de matériaux et mélanges de caoutchouc, ayant des propriétés qui confèrent au pneu des performances essentielles à son bon fonctionnement. Ces propriétés des composants évoluent avec le temps en particulier lorsque le pneu est en train de rouler. Pour chaque pneu, cette évolution dépend de nombreux éléments tels que les conditions climatiques, les conditions de stockage, les conditions d’utilisation (charge, vitesse, pression de gonflage, entretien, etc…) auxquelles le pneumatique est soumis durant sa vie. Ces évolutions liées à l’utilisation du pneumatique sont très variables si bien qu’il est impossible de prédire précisément la durée d’utilisation d’un pneumatique donné.

C’est pourquoi, après 5 ans d’utilisation, nous préconisons une inspection des pneumatiques par un professionnel. Nous recommandons également le remplacement des pneumatiques ayant 10 ans et plus, même si ces pneumatiques paraissent aptes à l’utilisation et s’ils n’ont pas atteint la limite d’usure légale.

Pour connaître l’âge du pneu, il faut relever son DOT. Le DOT est un marquage sur le flanc du pneu indiquant que ce dernier est en conformité avec les standards définis par les US Department Of Transportation. Le mot « DOT » est suivi d’une combinaison de chiffres et de lettres de 12 caractères. Les 4 derniers donnent la semaine et l’année de fabrication du pneu.

Pneu hiver : Michelin propose le CrossClimate, un pneu homologué été et hiver. Quelles sont ses limites ?

Le Michelin CrossClimate est pneu été doté de la certification hiver (3PMSF). Cela signifie qu’il offre les avantages de pneus été en freinage sur sol mouillé, freinage sur sol sec, efficacité énergétique et longévité kilométrique, et les avantages de pneus d’hiver en motricité et freinage dans des conditions occasionnelles d’enneigement.

Ainsi, pour les automobilistes qui font face à des changements météorologiques inattendus avec des chutes de neige occasionnelles, le CrossClimate offre un niveau d’adhérence, de tenue de route, d’efficacité énergétique et de longévité au niveau d’un pneu été Michelin, tout en offrant des performances hivernales semblable à celles d’un pneu hiver, notamment pour ce qui concerne la traction et le freinage sur sol enneigé.

Pour les conducteurs qui sont fréquemment confrontés à des conditions de neige et de glace (utilisation très fréquente en montagne l’hiver), Michelin recommande toujours l’utilisation de pneus hiver qui sont conçus pour avoir une performance optimale dans toutes les conditions hivernales.

Auto-Moto remercie chaleureusement Profil + et Michelin pour ces précieuses informations.

Logo Profil Plus
Michelin

Notes

(1) 3PMSF = 3 Pics Mountain SnowFlake, symbole représentant une montagne à 3 pics qui entoure un flocon de neige.

(2) Ces conditions font référence aux conditions opérationnelles du test « 3PMSF » et correspondent à des conditions hivernales européennes.

(3)  (test TUV Sud 2013 en 205/55R16 H)

A lire sur auto-moto.com :

Pneus : les 10 dommages les plus courants

Michelin CrossClimate : 1er pneu été homologué… en pneu hiver !

Risques hivernaux : comment s’y préparer ?

Siège enfant : nouvelle norme, nouvelle donne ?

Vidange moteur : prix, quand et comment la faire ? [Vidéo]

Photo : Getty Images – Universal Images Group

Go to Source
Author: Stanislas Larroumet

Vous aussi profiter de l’injection de vapeur froide d’eau a l’admission d’air

Cliquez sur l’image

Combustor sas

À propos de l’auteur

admin administrator

    Refonte Boutique jusqu'au 28/02/2020Aucune commande ne sera honoré ! Ignorer