Le Pôle Fibres-Energivie alerte sur les conséquences d’une mauvaise isolation thermique

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Le Pôle Fibres-Energivie alerte sur les conséquences d’une mauvaise isolation thermique

Le Pôle Fibres-Energivie publie les résultats d’un an et demi de travail sur la question de l’isolation avec ses 8 huit membres partenaires : le pôle Aléarisque, le cabinet d’ingénierie énergétique Manaslu, le bureau d’études Pouget Consultants, le groupement du Mur Manteau, le Syndicat national des bardages et vêtures isolées (SNBVI), et les sociétés Etanco, Medieco et Schöck France.

Selon le Baromètre Qualitel-Ipsos, 47% des Français se plaignent d’avoir froid chez eux. Un chiffre peu surprenant lorsqu’on apprend que 3,8 millions de logements sont de véritables « passoires thermiques ».

Dans ce contexte, le groupe de travail mené par le Pôle Fibres-Energivie alerte sur les ponts thermiques, ces jonctions où l’isolation n’est pas continue et où le flux énergétique est plus intense, et rappelle qu’une mauvaise isolation thermique a des répercussions sanitaires, sociales, économiques et environnementales non négligeables. Alors que tous les pays européens ont recours à l’isolation thermique par l’extérieur, la France reste à la traîne en privilégiant automatiquement l’isolation par l’intérieur.

Les conséquences sanitaires, sociales, économiques et environnementales

Du point de vue sanitaire, une mauvaise isolation est responsable d’humidité et donc de moisissures. Claire-Sophie Coeudevez, du cabinet Medieco rappelle que « 37% des logements sont contaminés par des moisissures ». Ces dernières, pas toujours visibles, sont « à l’origine de nombreuses maladies telles que les rhinites, les bronchites, les conjonctivites, ou encore l’asthme ». La mauvaise qualité de l’air intérieur (QAI), qui induit ces pathologies, est ainsi à l’origine de « 19 milliards d’euros de dépenses par an en France », souligne-t-elle.

Une isolation de qualité permet non seulement d’éviter ces conséquences sanitaires, mais aussi de réduire la facture énergétique et donc d’augmenter le reste à vivre des ménages. Pour les propriétaires, c’est un investissement rentable qui permet notamment de revaloriser rapidement le diagnostic de performance énergétique et d’augmenter la valeur d’un bien immobilier.

Alors que l’objectif national est de réduire de 50% la consommation énergétique d’ici 2050, l’isolation apparaît primordiale pour diminuer la consommation de chauffage et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Améliorer la réglementation en vigueur

Parmi les propositions du Livre blanc en vue de la future réglementation environnementale RE2020 : conserver le coefficient Psi 9 relatif aux ponts thermiques et abaisser sa valeur maximale à 0,5 W/ml.K (contre 0,6 dans la RT2012) afin d’éviter les isolations hétérogènes, et privilégier le commissionnement, « une démarche de qualité globale, recouvrant les phases de conception, réalisation et mise en œuvre, mais aussi exploitation et maintenance », selon la définition de la revue de l’Agence Qualité Construction.

Pour André Pouget, directeur du bureau d’études Pouget Consultants, rétablir un garde-fou sur l’isolation de l’enveloppe permettrait de pallier les points faibles de l’actuelle réglementation et de garantir une isolation homogène. Selon lui, il faut donc aussi « réintégrer le coefficient Ubât », introduit par la RT2005, qui obligeait à respecter des performances minimales d’isolation thermique.

Même si la réglementation est un moyen important pour lutter contre une mauvaise isolation, les professionnels rappellent cependant que son respect n’est pas une garantie de qualité, et qu’il faut donc également contrôler l’après.

C.L.

Photo de Une : ©Fotolia

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