Ford Mustang Bullitt – VIDEO : road-trip dans les Vosges

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Ford Mustang Bullitt – VIDEO : road-trip dans les Vosges

Faute de San Francisco et de sosie de Steve McQueen disponible, nous avons traversé les Vosges enneigées au volant de la Ford Mustang Bullitt. Une mission qui évoque… Misery.

Certes, Bullitt, le film, est probablement le meilleur faire-valoir cinématographique de Ford pour promouvoir sa Mustang. Cette série spéciale du coupé américain, du nom de l’œuvre de 1968 signée Peter Yates, et magnifiquement habillée musicalement par Lalo Schifrin, en est la preuve. Toutefois, certains cinéphiles gardent en mémoire une adaptation d’un roman de Stephen King, Misery (1990), dans laquelle le coupé du Michigan connaît aussi sa période de gloire. Au début du film, l’écrivain populaire à succès, Paul Sheldon (James Caan), circule sur une route enneigée. Il perd le contrôle de sa Mustang première génération, avant de tomber en contre-bas et d’être recueilli par l’horrible Annie Wilkes (Kathy Bates). Laquelle, fan invétérée de l’auteur, va séquestrer Paul, blessé en différentes parties du corps.

EN VIDEO – Notre road-trip vosgien en Ford Mustang Bullitt

À Auto Moto, on n’a peu de moyens, mais on a des idées. La Mustang Bullitt en Californie avec l’aïeule en toile de fond, c’est beau bien sûr, mais très surfait. Les Vosges, c’est moins loin, et il y a de la neige. Exactement ce que nous voulions. Après quatre heures de route au son fabuleux du gros V8 5.0 de 460 ch, qui ronronne comme un lion qui dort (en cage), Vittel et sa célèbre eau se dressent comme la porte d’entrée du département 88. Sous un ciel gris et menaçant, nous grimpons vers les collines vosgiennes en visant Gérardmer, connue, entre autres, pour son festival du film fantastique. Mais aussi pour ses ateliers de tissage, sa nourriture généreuse et… son sens inouï de l’accueil. Pas de doute, on est loin de l’ambiance de Misery. Et malgré des chaussées revêtues de blanc, notre Mustang colle à l’asphalte. Excellemment équipée de pneus Continental Winter Contact, la lourde Ford démontre qu’une puissante propulsion est un régal sur la neige. Motricité, tenue de route et freinage nous ont subjugués. Et ce, quels que soient la vitesse adoptée et l’état de la chaussée. Une petite échappatoire non déneigée ? On file dedans ! Alors oui, ça patine un peu lorsqu’on s’excite sur l’accélérateur et l’avant perd les pédales en arrivant trop vite dans une courbe. Mais l’empattement long (2,72 m) permet de profiter d’un comportement très progressif. À tel point qu’une fois toutes les aides à la conduite débranchées, la belle ricaine s’autorise de superbes dérives faciles à contrôler. Le tout, sur le couple (529 Nm à 4 600 tr/mn), sans qu’il soit nécessaire d’aller chercher la cavalerie étonnamment haut perchée (7 250 tr/mn) pour un V8.
Puisque rien ne nous arrête, c’est vers le Col de la Schlucht, recouvert d’une épaisse couche de neige, et où la visibilité n’excède pas 8 mètres, que nous passons la frontière avec le Haut-Rhin (67), en direction de Colmar… pour revenir dîner et dormir sur les hauteurs de Gérardmer, perdue dans la forêt, à l’Auberge de Liézey. Depuis que nous avons quitté l’autoroute A31, le thermomètre est abonné aux températures négatives. Outre le V8 qui éveille nos sens, ventilation et sièges chauffants permettent néanmoins de nous maintenir à bonne température. Enfin… presque. Le dur labeur du photographe, conjugué à la beauté des paysages et une circulation quasi inexistante sur le réseau secondaire, obligent en effet Clément à (très) régulièrement s’extraire de l’habitacle assez vaste de cette authentique GT. “Arrête-toi, c’est beau, il y a un truc à faire”, me lance-t-il à chaque kilomètre.
Après avoir ratissé en long, en large et, surtout, en travers, le district de Gérardmer, nous filons visiter les voisins de Haute-Saône (70), par le célèbre Col du Mont de la Fourche (620 m), connu pour son vélo géant, souvenir du passage du Tour de France, en 2012. Une ascension sans neige sur 4 km à 4,9 %, que notre Bullitt engloutit en une poignée de secondes. Un régal qui permet de profiter d’un châssis bien équilibré et de remarquer que le train avant accroche réellement, malgré le revêtement froid et humide et des conditions souvent inappropriées. Quelle machine, cette Mustang ! De quoi donner envie à Paul Sheldon d’abandonner sa propre machine, à écrire celle-ci, pour se concentrer davantage sur le cerceau.

Ford Mustang Bullitt : les caractéristiques

Moteur : V8 essence, injection directe, 32 soupapes, distribution variable par chaîne
Puissance (ch à tr/min) : 460 à 7 250
Couple (Nm à tr/min) : 529 à 4 600
Poids (kg, à vide) : 1 818
Conso moyenne/durant l’essai (l/100 km) : 12,4/13,7
0 à 100 km/h (s) : 4,6
CO2 (g)/malus : 277/10 500 €
Prix : 55 400 €

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Author: Stanislas Larroumet

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