Dakar 2019 : Toniutti, le récit d’un novice

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Dakar 2019 : Toniutti, le récit d’un novice

Vainqueur du célèbre Tourist Trophy à l’île de Man, le pilote lyonnais raconte ses premiers tours de roues dans le Dakar alors qu’il est en passe de terminer l’épreuve.

Il s’agit d’un graal. Lever les bras à l’arrivée du Dakar n’a pas de prix pour les rescapés du rallye-raid le plus éprouvant au monde. Et que la scène se déroule au Lac rose de Dakar, au à Valparaiso (Chili), Rosario (Argentine) ou Lima comme ce jeudi, elle est toujours aussi riche en émotion. Elle est l’aboutissement d’un combat aux allures de marathon, contre les éléments, contre la fatigue et jusqu’au bout de soi-même. Cet état de fait, Julien Toniutti le découvre. Le pilote de 31 ans y connaît un rayon en matière d’abnégation : il a remporté le Tourist Trophy, l’une des courses sur route les plus spectaculaires au monde, disputée à l’île de Man.

« Le fesh-fesh, j’en ai bouffé ! »

Pour la première fois, il quitte l’asphalte et ses spécificités pour les terrains escarpés du Dakar. Pour lui, pas question pour autant d’appréhender l’aventure. « Je suis complètement novice dans cette discipline, confie-t-il. Du coup, je suis arrivé ici sans savoir à quoi m’attendre ». Mais il s’est rapidement plongé dans le quotidien harassant du Dakar : un lever aux aurores, des kilomètres de liaisons, de 100 à près de 400 km, et une variété de terrains toujours plus sélectif entre les cordons de dunes, les zones caillouteuses, les canyons et le fesh-fesh, cette poussière de sable volatile et toujours aussi piégeuse.

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« Le fesh-fesh ? Ça a été très dur, j’en ai bouffé tellement de fois en tombant dedans. Étant donné qu’on accélère à fond, on y laisse du jus, on patine et on s’embourbe. Ce n’est vraiment pas ce qui est le plus marrant ».

Et puis il y a les dunes, nombreuses, immenses qui jalonnent le parcours du Dakar comptant le plus de sable (à 70 % ). « Parfois, je suis rincé quand je les traverse mais il y a des jours où je prends beaucoup de plaisir à navigue et à surfer. » Les petites joies du Dakar ne font pas oublier sa dureté, ni les moments de galère. « J’ai mal partout, confie Julien Toniutti. Je souffre aux avants-bras, j’ai de plus en plus de mal à tenir la moto. J’ai mal aussi dans le bas du dos, dans la nuque. C’est vraiment dur ! »

« Davantage rouler au feeling et à l’instinct »

Pourtant, pas question d’abandonner. D’ailleurs, la simple idée de renoncer ne lui a même pas effleuré l’esprit. « Un coup de mou, ça voudrait dire que je voudrais appuyer sur le bouton rouge et ça, c’est hors de question. Mais bien sûr qu’il y a des moments où l’on se sent seul. Quand on laisse du jus pour sortir la moto qui est embourbé, quand on la fait tomber au milieu des dunes ou quand on est perdu, c’est vraiment difficile à vivre ».

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Julien retrouve néanmoins un goût du risque et du danger qu’il avait tutoyé lors de ses années en Tourist trophy. « En TT, j’ai une adrénaline que je ne retrouve nul par ailleurs. Au Dakar, il faut davantage apprendre à rouler avec du feeling et de l’instinct ». Et le pilote ne semble pas en manquer au volant de sa KTM 450 : à deux étapes de la fin de son premier Dakar, il figurait au 63e rang au général et à la 18e place parmi les pilotes y participant pour la première fois.

Photo : Florent Gooden/DPPI/Dakar

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Author: La Rédaction

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