Dakar 2019 : Al-Attiyah, le prince du désert redevenu roi

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Dakar 2019 : Al-Attiyah, le prince du désert redevenu roi

Déjà vainqueur en 2011 et en 2015, le Qatari offre à Toyota sa première victoire dans l’histoire de la compétition à l’issue d’une course maîtrisée de bout en bout.

Sébastien Loeb est en train de répondre à une interview, ce jeudi en fin d’après-midi sur le bivouac de Pisco, avant qu’il se retourne brusquement et observe la scène qui se déroule à quelques mètres de lui. Au bivouac de Pisco, là où se dispute l’ultime spéciale de ce 41e Dakar, une voiture vient d’arriver et des dizaines de journalistes se massent autour. C’est la Toyota Hilux n°301 de Nasser Al-Attiyah et Mathieu Baumel. Les deux hommes sortent difficilement de la voiture et montent sur le toit, acclamés par toute l’équipe d’Overdrive (le nom de l’équipe qui gère les Toyota au Dakar).

« Nasser, un grand champion » (Loeb)

Sébastien Loeb se retourne et applaudit le duo victorieux du Dakar. « Nasser a fait une très belle course, constante, sans faire d’erreur. C’est un grand champion », souligne l’Alsacien qui complète le podium (3e) derrière le vainqueur du jour et l’Espagnol Nani Roma (2e). Nasser Al-Attiyah ne peut se départir de son sourire alors qu’il enchaîne les interviews : « c’était vraiment une course difficile, confie-t-il. L’équipe a fait un travail formidable pour développer la voiture et nous permettre de réussir ce Dakar. C’était mon travail de les récompenser et de mener ce projet jusqu’à la victoire. »

La joie est d’autant plus grande qu’elle marque une grande première dans l’histoire de Toyota : jamais la marque nippone n’avait remporté le rallye-raid le plus éprouvant au monde. Souvent jugé malchanceux en sport automobile, Toyota tient sa revanche, moins de huit mois après une première victoire aux 24 Heures du Mans (Endurance).

Mini, le grand fiasco

La victoire de Nasser Al-Attiyah, c’est avant tout celle de la régularité. Le Qatari, 2e de l’édition précédente, a mené le classement général tout au long des 10 étapes. « Certains se moquaient de nous après avoir remporté la 1ère étape, parce que ça nous obligeait à ouvrir la route, mais c’était totalement calculé », s’amuse Jean-Marc Fortin, le patron d’Overdrive, en refaisant le film de la course. Au total, le pilote Toyota a remporté 3 victoires d’étapes : il en compte 33 depuis ses débuts au Dakar, ce qui en fait le pilote le plus performant de l’histoire derrière Ari Vatanen et Stéphane Peterhansel.

« On savait que ce Dakar allait couronner celui qui faisait le moins d’erreurs et Nasser est ce pilote-là, explique d’ailleurs Peterhansel (Mini) contraint à l’abandon. « Grâce à notre gestion de course, nous n’avons pas eu à prendre plus de risques que ce qu’on avait prévu, souligne Mathieu Baumel, le copilote de Nasser. Du coup, on a pu donner l’impression que cette victoire a été facile mais on a quand même dû se battre. » Régulier et constant, le duo a assisté en spectateur aux déboires de ses principaux rivaux dont les Mini. Les trois ex-Peugeot ayant rejoint l’armada allemande sont passés à côtés : abandon pour Peterhansel, 5e place pour Despres, 13e place pour Sainz.

Al-Attiyah, un engagement de chaque instant

La victoire de Nasser Al-Attiyah, c’est aussi celle d’un homme qui est prêt à tout dès qu’il s’est mis un objectif en tête. Le sport automobile n’est pas une vocation, c’est une activité qu’il a découvert sur le tard et qu’il n’a jamais lâché. « Quand j’étais adolescent, mon père voulait que je fasse un sport. J’aimais le football mais pas assez pour jouer au haut niveau ». Il découvre le sport automobile et multiplie les courses, aux quatre coins de la planète, pour progresser et devenir l’un des meilleurs pilotes de rallye-raid au monde. Une activité qu’il exerce en complémentarité avec le ball-trap (le skeet), lui qui a obtenu une médaille de bronze en 2012.

« Je m’entraîne 5 à 6 heures par jour », confie-t-il alors qu’il rêve d’un nouveau podium aux JO de Tokyo. Tout mettre de son côté pour l’emporter, cela vaut pour le ball-trap comme pour le rallye-raid. Les heures à passer à développer la voiture, à aiguiser son sens de la stratégie, à peaufiner sa lecture du terrain et à dompter, aussi, la fougue qui lui faisait défaut dans certaines courses : ce sont avec ces ingrédients que le prince du désert est redevenu roi, quatre ans après son succès en Mini et huit ans après un premier sacre en Volkswagen.

Photo : Florent Gooden / DPPI

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Author: La Rédaction

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