Conduire sur la neige – PRATIQUE : les conseils d’un pilote

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Conduire sur la neige – PRATIQUE : les conseils d’un pilote

Bienvenue sur les pistes de ski, la neige l’est souvent moins sur la route. A l’approche des vacances d’hiver, voici quelques conseils approuvés par le pilote espagnol Jordi Gené pour voyager en toute sécurité.

Alors que le bétail fuit l’altitude aux premiers frimas, à l’inverse, l’automobiliste quitte la vallée au plus dur de l’hiver pour transhumer en masse vers les stations de ski. Mais la rigueur du climat lui joue parfois des tours. Quelques centimètres de neige suffisent parfois pour que conducteurs et conductrices doivent mettre pied-à-terre avant l’arrivée. Pour rejoindre les sommets en toute sécurité, nous avons donc recueilli les conseils avisés de Jordi Gené, avant de les appliquer au volant d’une Seat Leon Cupra.

Une intégrale, ce n’est pas le Graal

Ce n’est pas parce qu’un véhicule compte quatre roues motrices qu’il vous mènera à bon port sans encombre, loin de là. « Mieux vaut une traction (roues avants motrices) ou une propulsion (roues arrière motrices) bien équipée qu’une intégrale en pneus été, » nous dit Jordi. Quatre pneus hiver (et pas seulement deux…), aux sculptures et à la gomme spécifiques, sont donc les meilleurs alliés sur une route enneigée. Les progrès accomplis par les pneumaticiens ces dernières années sont tels que l’usage de chaînes se limite aux conditions les plus extrêmes. Il est donc aujourd’hui possible d’atteindre les sommets au volant de tous types de voitures, y compris les plus sportives. Notre compacte ibère de 300 ch, certes ici dans une version 4Drive, en est la preuve roulante.

Déshabillez-vous…

Pas question de risquer l’attentat à la pudeur, évidemment. Mais la conduite sur chaussée glissante oblige parfois, de manière imprévue, à des mouvements amples et rapides. Malgré les conditions hivernales, il est donc important de ne pas rester engoncé sous une montagne de vêtements. « Tombez doudounes et écharpes encombrantes, même pour un court trajet, quitte à monter le chauffage à bord. » Au passage, profitez-en pour ajuster votre position de conduite. Plus encore qu’à l’accoutumée, bras et jambes doivent à tout prix rester fléchis pour permettre des gestes précis.

Un peu de douceur…

Réduire son allure est bien sûr l’un des premiers commandements de la conduite sur neige. Mais cette précaution découlera naturellement d’un autre mot d’ordre tout aussi crucial : la douceur. « Plus le niveau d’adhérence est faible, plus il faut agir avec progressivité pour ne pas le dépasser. » Les gestes brusques sont à proscrire, aussi bien au moment d’enfoncer l’accélérateur que d’appuyer sur la pédale de frein ou de changer de direction.

Patience

Si en dépit de toutes ces précautions, la situation devenait délicate, ne confondez pas vitesse et précipitation. La perte d’adhérence intervenant le plus souvent à basse vitesse, le véhicule dérive avec une relative progressivité. « Inutile de surréagir. » L’avant élargit la courbe ? Evitez de braquer davantage, mais débrayez, voire entamez un très léger freinage. A l’inverse, pas question de se jeter sur les freins quand l’arrière sort de ses gonds. Contre-braquez vers la direction souhaitée sans jamais la quitter des yeux (voir plus bas). « Inutile également de jouer du volant plus que de raison à celui d’une intégrale ; celle-ci réagit davantage aux mouvements du pied droit sur l’accélérateur et la pédale de frein. » Le temps vous paraîtra exagérément long avant de retrouver le droit chemin. Mais ne vous découragez pas, il est urgent d’attendre que la manœuvre fasse effet.

Attention les yeux !

Porter le regard le plus loin possible est indispensable. Et pas seulement sur chaussée glissante. Mais ce réflexe revêt d’autant plus d’importance dans des conditions hivernales. Il permet d’anticiper un maximum et donc d’éviter les manœuvres précipitées (voir plus haut). « Efforcez-vous également de “lire” la route, toutes les neiges n’offrant pas le même niveau d’adhérence. » Avec un peu d’habitude, vous saurez d’autant mieux distinguer, entre autres, l’aspect cotonneux de la poudreuse de la surbrillance d’une neige tassée pour adapter votre conduite en conséquence. Un regard bien exercé demeure également le meilleur atout en situation d’urgence. En dépit du stress incitant à fixer l’obstacle, obstinez-vous plutôt à garder à l’œil la trajectoire idéale. Ainsi vous accomplirez les bons gestes au volant de manière quasi instinctive.

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Author: Romain Vannier

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