BMW Z1 1988-1991 : Z1 beau roman…

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BMW Z1 1988-1991 : Z1 beau roman…

A l’occasion de notre récent essai de la troisième génération de Z4, nous avons voulu en savoir plus sur ses origines en (re)prenant le volant de l’un de ses aïeuls ; le premier modèle de la dynastie Z.

Pour savoir où aller, il faut savoir d’où l’on vient. Au moment de plancher sur la troisième génération de Z4, dont le retour à une certaine authenticité nous a séduit lors du premier essai, BMW s’est visiblement souvenu qu’il avait auparavant créé le Z1. A la bonne heure !

Encore aujourd’hui, difficile de faire plus inspirant que le premier des “Z”. En particulier si celui-ci vous tend son volant. L’immersion mécanique débute d’un quart de tour de la clé de contact (eh oui, c’est comme cela que se démarrait une voiture au siècle dernier). Et par le ralenti du 6-cylindres en ligne.

Discrètes, mais bel et bien perceptibles à travers le siège enveloppant, les vibrations régulières du 2.5 hérité de la 325i (E30) électrisent autant que son cliquettement délicat, à la fois suave et métallique (“tiguidi-tiguidi-tiguidi”). C’est à rêver d’en faire la sonnerie de son réveil. Le timbre est si clair qu’il permet de discerner la moindre étincelle de bougie, le retour de chacune des soupapes sur leur siège… Du moins, on pourrait le croire.

Sans même avoir accompli le premier tour de roue, la proximité est telle avec le moteur qu’il semble assis sur vos genoux, à l’instar d’un gentil chat qui ronronne. Ce qui n’est pas loin de la vérité. Le fameux M20B25, comme aiment à l’appeler ceux qui ont une hélice tatouée sur le cœur, est installé en position centrale avant, contre la baie de pare-brise, au bénéfice de la répartition des masses quasi parfaites sur les deux essieux (49/51 %).

Avant même d’aller dégourdir les roulements de notre exemplaire Purblau Metallic (code couleur 253 pour nos amis béhèmistes), ces émouvantes retrouvailles incitent à prolonger ce moment de (re)découverte. Le volant, de grand diamètre au regard des standards actuels, arbore fièrement ses trois branches rectilignes.

Sous la courte casquette, les deux cadrans ronds du compte-tours et du tachymètre, gradué jusqu’à 240 km/h, s’accompagnent simplement d’une paire de jauges de part et d’autre. A gauche le carburant, à droite la température d’eau. Désuet, mais on ne peut plus lisible. Et charmant ! Au diable la vision tête haute…

Perché sur son tunnel central, le levier de vitesses échappé de la Série 3 de l’époque ne semble attendre que de se faire agripper. Inutile pourtant d’utiliser la force. La commande tombe naturellement sous la main et son guidage participe à la renommée de la marque en la matière malgré la générosité des débattements.

Tout aussi caractéristique des “Béhèmes” de cette ère, la course de la pédale d’embrayage nécessite une belle allonge de la jambe gauche. Ces quelques travers n’empêchent nullement la nostalgie d’opérer. Au contraire. Le point de patinage est progressivement rejoint, le “6 en ligne” perd quelques uns de ses 750 tr/min avant de s’atteler docilement à la tâche, sans même exiger l’ouverture des gaz au décollage.

Pesante et sacrément démultipliée par rapport à celle des nos sportives modernes, la direction invite à une certaine circonspection lors des premiers hectomètres. Puis après avoir pris son élan, le Z1 se laisse mener à l’instinct. Les informations parviennent de toutes parts. Du volant, du châssis, de la suspension freinant avec souplesse les mouvements verticaux des petites roues de 16”.

Sans filtre, les sensations rappellent d’ailleurs celles que procure la moto. Le casque en moins. Car ce roadster ne permet pas seulement de rouler cheveux aux vents, mais aussi de rouler portières baissées ! Escamotables électriquement dans les pontons latéraux, les ouvrants laissent place à une large baie offrant un point de vue imprenable sur le bitume qui défile en contre-bas du poste de conduite. L’impression de vitesse est ainsi omniprésente. Voilà de quoi guérir de la limitation à 80 km/h.

Bonne pâte, le 2.5 accepte de reprendre à 900 tr/min sur un filet de gaz comme de se hisser vers la zone rouge qui débute au-delà des 6 000 tr/min. En prenant soin, d’un régime à l’autre, de déployer sa force graduellement, avec une extrême précision en fonction de la position du pied sur la pédale de droite.

Les notes libérées à l’échappement grimpent d’un demi-ton tous les 500 tr/min, pour décrire une musique à se damner. Ah, les joies simples de l’atmosphérique… Et plus c’est long, plus c’est bon. C’est d’ailleurs souvent très bon. Dépourvu d’une quelconque aide respiratoire, avec ses modestes 170 ch et un couple maxi de 222 Nm perché à 4 300 tr/min, l’accélération n’a rien de foudroyante et semble parfois interminable.

D’une démultiplication exagérément longue, la transmission à 5 rapports étire encore davantage la montée dans les tours. Alors pour relancer au détour d’un virage ou d’un rond-point, et ne serait-ce que parvenir à rester dans le sillage d’une compacte diesel, il faut rétrograder. Rétrograder encore et toujours. Personne ne s’en plaindra. La mélodie du moteur (et/ou du bonheur) reprend de plus belle.

Ceci dit, rien ne presse. D’un âge respectable et d’une valeur qui l’est tout autant de nos jours, notre monture dissuade de forcer l’allure malgré son équilibre naturel. Il serait de surcroît bien dommage d’écourter cette brève balade au sein de l’histoire des roadsters BMW.

Fiche technique BMW Z1

Moteur : central avant, 6-cylindres en ligne, 12 soupapes, 2 494 cm3

Puissance (ch à tr/min) : 170 à 5 800

Couple (Nm à tr/min) : 222 à 4 300

Long.xlarg.xhaut. (m) : 3,92×1,69×1,28

Poids (kg) : 1 325

Vitesse maxi (km/h) : 225

Cote actuelle : à partir de 45 000 € environ

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Author: Romain Vannier

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